Les origines de la

Les voitures électriques ont véritablement secoué le monde de l'automobile moderne, mais leur histoire est bien plus riche que beaucoup ne pourraient le penser. Attachez vos ceintures, car nous allons entamer un voyage à travers le temps et l'innovation pour comprendre comment ces véhicules ont évolué de simples curiosités à des acteurs majeurs de la mobilité durable.

Les débuts avant-gardistes

La voiture électrique a jalonné l’histoire de l’automobile de régulières apparitions, souvent brèves mais toujours remarquées. 

À plusieurs reprises, les spécialistes y ont cru dur comme fer, le temps de mettre au point quelques prototypes, parfois des petites séries, avant de tout abandonner. 

L’analyse de l’indice de confiance du développement de la voiture électrique permet de visualiser les événements qui ont caractérisés la fluctuation de l’engouement pour la sortie de ce nouveau type de véhicule.

Du phénomène au déclin

C’est en 1881 que l’histoire de la voiture électrique commence avec Gustave Trouvé qui partante arpente les rues de Paris avec un gros tricycle anglais sur lequel il a installé un moteur électrique et des accumulateurs au plomb, inventés quelques années précédentes par le physicien Gaston Planté.

C’est à la même époque que de nombreux concepts de véhicules émergent avec différents moyens de combustion, électricité, vapeur, gaz, essence ou pétrole.

Les premiers concours liés à l’automobile débutent dans les années 1890. Même si la voiture électrique fait dans un premier temps pâle figure, en 1898 la voiture électrique remporte un concours de fiacres. L’envolée commence alors, les compagnies de fiacres investissent alors dans cette innovation qui laisse autant entrevoir des bénéfices que le fait de pouvoir se débarrasser des chevaux.

La faible autonomie des véhicules reste un problème majeur ainsi que la fiabilité des batteries qui plombent les comptes des compagnies qui abandonnent rapidement tout investissement sur les différents projets. La voiture électrique tomba donc en désuétude.

La voiture à essence s’imposa : elle était plus légère, plus rapide, moins chère et dotée d’une autonomie bien plus souple.

Dans les années 1910, Thomas Edison crut un temps renverser la situation en mettant sur le marché des voitures électriques équipées d’une nouvelle génération d’accumulateurs mais ce fut un nouvel échec. 

De plus, le progrès technique des moteurs à essence alimentait la performance des automobiles, tandis que celui des accumulateurs stagnait. Un fossé technique se creusait. 

Ce n’est que sous l’Occupation, à cause de pénuries d’essence, que l’idée de construire de nouveau des voitures électriques émergea. C’est Jean-Albert Grégoire qui s’y attela et sortit un modèle dans l’urgence. Il ne fut cependant fabriqué qu’en 200 exemplaires, la production étant arrêtée faute de métaux disponibles, ces derniers étant réquisitionnés par la guerre. Finalement, une fois la guerre terminée et l’essence revenue, tout fut de nouveau abandonné.

La renaissance

C’est la pollution excessive de l’air urbain, plus particulièrement en Californie et dans les grandes villes américaines, qui remit en selle l’intérêt d’électrifier le parc automobile. Cependant, parallèlement, les constructeurs conçoivent des véhicules avec de plus en plus de technologie afin de limiter cette pollution. 

De nombreux essais voient le jour notamment avec les chocs pétroliers de 1970, l’augmentation de la pollution qui commence à faire débat en 1990 mais aucun véhicules ni marchés concrets voient le jour.

C’est finalement grâce à la technologie lithium-ion que l’espoir renait. La voiture électrique, moins polluante et avec un impacte carbone moins important que ses homologues thermiques, se fait une place autour des années 2010. En parallèle, la voiture thermique flanche petit à petit, victime du scandale « diesel » qui la jette aux orties.

Aujourd'hui, les voitures électriques ne sont plus simplement des curiosités, mais des symboles de l'avenir. Grâce aux avancées majeures dans la technologie, les voitures électriques offrent désormais des performances, une autonomie et une praticité qui rivalisent avec leurs homologues thermiques.

Sources : https://bonpote.com/une-breve-histoire-de-la-voiture-electrique/ - Publication : 29/02/2024 - Thomas Wagner

Recherche dans le blog

Top